L’amateur d’art qui achetait quelques œuvres dans sa vie selon son goût et/ou ses rencontres dans les ateliers et/ou galeries est aujourd’hui très rare, il est remplacé par « le Collectionneur », sorte de croquemitaine qui déambule dans des lieux « artistiques » où tout est formaté pour qu’il n’ait plus qu’à « matcher » sur ce qui lui est désigné comme « bankable ».
Vous, artiste, pour être labellisé, vous devez avoir fait des résidences, participer à des expositions, avoir eu des achats de la part d’une institution et pour ce faire vous devez « envoyer » des dossiers selon des méthodologies très précises ( on en reçoit tellement ! ).
La question est de savoir comment un artiste comme un écrivain pourrait intégrer cette dualité texte/image, comment pour « vendre » une histoire on lui imposerait d’en communiquer l’essence par un médium qui ne serait pas le sien.
Imaginons une écrivaine qui raconterait une aventure adultère en Extrême Orient initiée par un choc sentimental dans sa jeunesse. On lui demande « une présentation de la démarche artistique générale et une photographie de présentation d’une phrase tirée de l’œuvre proposée », une seule phrase et une seule photographie seront admises pour la compréhension de son travail ( on en reçoit tellement ! ) .

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